Des ados attaquent Trump

Vingt et un Américains âgés de 12 à 23 ans portent plainte contre le gouvernement des États-Unis. Ils l’accusent de ne pas avoir protégé l’environnement. Voici le cas Juliana, du nom de la première jeune plaignante contre les États-Unis. Plongée dans les coulisses de ce procès historique.

Au siège de l’association Our Children’s Trust (OCT), située dans la ville d’Eugene, dans l’Oregon, au nord-est des États-Unis, c’est le bazar ! Des sacs à dos, des duvets, des tentes… s’étalent sur le plancher et sur une large table en bois. L’association prépare son prochain camp pour enfants et adolescents de la région. Au menu : sport, découverte de la nature et discussions sur les effets du réchauffement climatique. Au mur, les photos de 21 jeunes Américains, âgés de 12 à 23 ans, et des affiches turquoise avec le slogan “Youth vs Government” (“Jeunesse contre Gouvernement”) donnent le ton.

Our Children’s Trust, qui signifie “La confiance de nos enfants”, soutient depuis 2015 le combat de ces 21 adolescents pour que s’ouvre un procès contre l’État américain, accusé de ne pas respecter leurs droits à un environnement sans pollution. De son côté, le gouvernement américain tente de rejeter l’affaire, affirmant que la Constitution ne précise pas que les conditions climatiques sont un droit inaliénable. C’est l’affaire “Juliana vs United States”.

“Bonjour, tout le monde !” lance Kelsey Juliana, en poussant la porte de l’association, installée dans une jolie maison bleue. Des centaines de documents et des boîtes d’archives retraçant l’affaire s’empilent dans la salle de réunion. Ici travaillent 25 personnes, dont une grande partie bénévolement. Kelsey, qui a donné son nom à l’affaire, a aujourd’hui 23 ans. Elle est la plus âgée et la première à avoir rejoint le groupe. “Quand j’ai été contactée par Julia Olson, l’avocate qui a fondé Our Children’s Trust, je venais de terminer une marche de plusieurs semaines entre Los Angeles et Washington avec d’autres jeunes activistes pour avertir des dangers du réchauffement climatique. L’environnement, c’est une partie de la colonne vertébrale de ma famille. Mes parents m’ont sensibilisée très tôt aux problèmes du climat et à la disparition de nombreuses espèces”, explique Kelsey, regard gris-bleu et cheveux châtain clair tombant sur les épaules.

Son nom complet, Kelsey Cascadia Rose, a été choisi par sa mère en référence à une rivière et à une cascade situées dans l’Oregon. Son père, professeur, est aussi à la tête d’une association écologiste pour prévenir les feux de forêts. Onze des 21 jeunes Américains ont grandi à Eugene ou dans ses environs. Les 10 autres viennent du Colorado, de Floride, de New York, d’Hawaï, d’Arizona, de Louisiane, d’Alaska, de Washington et de Pennsylvanie. “Nous faisons savoir à la communauté, aux organisations locales, ce que nous souhaitons faire et si elles sont intéressées, elles peuvent venir à nous. Nous ne choisissons pas vraiment nos membres, ils nous choisissent en quelque sorte”, souligne Dany Noonan, coordinateur de programmes chez Our Children’s Trust…

La suite du reportage dans Dong! la revue

Stéphanie Nedjar & Christelle Marot

Catégories :Uncategorized

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